Les qualités requises à la pratique du rugby

La dimension dynamique du jeu exige désormais, dans le rugby moderne, de la part des joueurs une polyvalence de rôle tant sur le plan technique que physique et physiologique.

Au plan physique le bloc des qualités « explosivité-vitesse-puissance » apparaît comme prioritaire dans le jeu moderne pour donner plus d'impacts aux placages, percussions, luttes, et poussées associées à la vitesse des déplacements : sprints, courses de soutien. Ce sont les capacités d'accélération, de changements de direction, l'aptitude à pénétrer qui constituent les pré-requis du joueur moderne. Puissance, force et puissance vitesse des membres inférieurs développés spécifiquement sont à travailler en priorité.

Les joueurs sont désormais plus athlétiques, possèdent plus d'«explosivité » et de vitesse sur des distances très courtes, beaucoup plus de puissance et de force tant au niveau des membres inférieurs mais aussi, comme l'évolution récente du jeu le démontre, de la partie haute du corps.

 

Cependant la répétition des actions intenses au cours d'un match, nécessite non seulement le bon développement des qualités musculaires mais aussi celui de la capacité lactique et de la capacité aérobie du rugbyman.

 

Alors que le développement de la capacité lactique devrait permettre au joueur de prolonger son efficacité musculaire et technique malgré une acidose élevée, celui de la capacité aérobie lui permettra à la fois de mieux récupérer entre deux ou plusieurs actions intenses et de maintenir un haut niveau d'efficacité durant les 2x40 minutes du match.

 

Ajoutons qu'une capacité aérobie bien développée influe aussi bien sur le maintien d'une bonne condition physique que sur une capacité élevée d'entraînement et donc indirectement sur le niveau de performance du joueur.

 

[Extrait de "Comment comprendre et organiser la préparation physique du rugbyman de haut niveau"

Filière et ATP

L'alimentation équilibrée apporte à l'organisme les glucides, lipides et accessoirement protides qu'il utilisera pour se fournir de l'énergie. Toutefois, cette énergie potentielle ne peut être utilisée directement par les cellules. Elle devra préalablement être extraite du substrat puis sera stockée dans un composé intermédiaire : l'ATP. C'est la scission d'un élément phosphate de cette molécule d'ATP (l'Adénosine Tri-Phosphate devenant alors de l'Adénosine Di-phosphate + 1 élément phosphate) qui, en dernier recours apportera TOUJOURS l'énergie nécessaire à la contraction musculaire. L'ATP devra alors être re-synthétisé pour à nouveau pouvoir être utilisé.

Il est classique de distinguer 3 principales formes de réactions chimiques intra-cellulaires distinctes aboutissant à cette re-synthèse: la filière aérobie, la filière anaérobie lactique et la filière alactique.

Il est important de comprendre que ces trois filières fonctionnent en même temps mais en fonction de l'effort fourni, l'une ou l'autre devient prioritaire. Un effort explosif (maximum 6/7 secondes) et d'intensité maximale fera appel à la filière anaérobie alactique. Un effort maximal maintenu 1 minute à 1 minute 30 secondes sollicitera prioritairement la filière anaérobie lactique. Enfin, les efforts de type endurant, d'une intensité forcément moindre laisseront le temps à l'organisme d'acheminer l'oxygène jusqu'aux cellules musculaires et permettront alors la mise en route de la filière normale : la filière aérobie.

 

 

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