Les tests de vitesse

Tests d'évaluation de la vitesse

Quel que soit le poste occupé sur le terrain, toutes les actions de jeu tant sur le plan offensif que défensif, doivent être réalisées aux vitesses les plus élevées possibles.


Cette qualité, associée à la force (définie alors comme puissance), à la coordination spécifique d'un geste technique, au temps de réaction, constitue la base des qualités physiques requises pour la pratique du rugby au meilleur niveau. La vitesse est plus particulièrement requise chez les joueurs évoluant au niveau des lignes arrière. Elle se manifeste de deux manières par une:

  • « explosivité » dans le démarrage pour prendre...de vitesse son ou ses adversaire(s) direct(s). Dans ce cas les distances des courses excèdent rarement 20m.
  • vélocité sur les courses les plus longues (en moyenne entre 40 et 60m) pour porter le ballon derrière la ligne de but à la suite d'une percée du « rideau défensif » adverse, d'une grande échappée consécutive à un débordement, une interception ou bien pour rattraper un adversaire porteur du ballon...

En conséquence les tests proposés sont le 20m qui exprime plus l'« explosivité » du joueur et le 50m, sa vélocité.
Pour s'assurer d'une bonne reproductibilité de ces tests, l'emploi de cellules photo-électriques est fortement recommandé.

 

Test d'évaluation de la vitesse-coordination
La vitesse-coordination rend compte de la maîtrise des qualités gestuelles précédemment définies en fonction d'une tâche à réaliser.
Cette qualité intervient dans toutes les actions motrices où la vitesse gestuelle est perturbée par l'imprévu des situations de jeu rencontrées ou comme, dans le cas de la « feinte », pour anticiper les réactions de l'adversaire afin de l'entraîner sur une fausse piste. En rugby, le cadrage-débordement ainsi que tout autre changement brutal de direction en sont les archétypes.

 

Vitesse crochet
Vitesse crochet

Endurance de vitesse
La connaissance de la vitesse pure et de la vitesse-coordination, exprimées à l'occasion de tests peuvent certes être considérées comme deux des qualités nécessaires au rugbyman mais s'avèrent insuffisantes pour juger de sa capacité de les répéter tout au long d'un match. Etre capable d'enchaîner le plus grand nombre d'actions intenses, notamment de démarrages-sprints avec crochets, doit aussi faire partie des qualités à évaluer au cours des périodes de compétition. C'est ainsi que nous définissons « l'endurance de la vitesse ». En effet, en moyenne, on peut actuellement compter 100 à 110 actions intenses de courtes durées (< 5s) par match de haut niveau et par joueur, ce qui globalement représente une action intense toutes les 38 à 40s !
Nous suggérons en conséquence l'épreuve des 12 répétitions espacées entre elles par 40s de récupération passive du test présenté par la figure ci dessus.


Les résultats de ce test s'expriment de la façon suivante :

  • Enregistrer la meilleure performance référence hors test.
  • Puis enregistrer le temps de chacun des 12 passages. Les additionner puis diviser le total par 12 pour établir la vitesse d'une répétition moyenne,
  • Soustraire le temps de la meilleure performance (performance référence) à celui de la moins bonne performance. L'écart entre les deux représente l'indice de fatigue.
  • Il est aussi possible de diviser le temps de la meilleure performance (performance référence) par celui de la moins bonne et multiplier le résultat par cent. On obtient ainsi un pourcentage qui peut être considéré comme un indice de fatigabilité spécifique ou d'endurance de vitesse. Plus ce pourcentage est proche de 100, meilleure est donc cette qualité.
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Lomu
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Savéa
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O'Driscoll
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